mercredi, 30 avril 2008
Le festival WOMAD
Plus qu'un festival, WOMAD est une organisation dont l'objectif est de promouvoir le multiculturalisme. D'après Peter Gabriel, "le festival permet à des publics variés de découvrir de nouvelles cultures à travers le plaisir de la musique. La musique est un langage universel qui rassemble les individus et prouve l'idiotie du racisme." La fondation WOMAD se bat depuis 1983 pour la reconnaissance des artistes de toutes les cultures et de toutes les origines. En 2008, la fondation compte nouer des partenariats locaux et globaux, pour réaliser des projets en collaboration avec les autorités locales et les populations.
La Nouvelle-Zélande accueille le WOMAD chaque année, à l'instar de l'Australie, de la Grande Bretagne et de Singapour. En 2008, le festival s'est déroulé du 14 au 16 mars, à Taranaki, près de New Plymouth sur l'île du Nord. Il a réunit des artistes de tous horizons, depuis Isräel jusqu'à l'Ouganda en passant par la France. En effet, deux artistes français étaient présents : le groupe Beirut et le musicien Titi Robin.
Titi Robin présente une interprétation originale de la musique Gypsy. Malgré vingt ans de carrière, plus de six cents concerts et sept albums, cet artiste qui mélange la musique flamenca avec des inspirations nord-africaines et indiennes n'est pas reconnu à sa juste valeur dans son pays d'origine. En revanche, il rencontre un franc succès dans le reste du monde, notamment pour ses prestations exubérantes sur scène.
Le groupe Beirut se pose loin des conventions, avec une musique plutôt folk qui mélange des inspirations Gypsy avec la pop américaine. L'américain Zach Condon, le leader du groupe dont il est le parolier et le compositeur, vit désormais à Paris pour s'imprégner de la culture française qu'il célèbre allègrement dans ses morceaux.C'est le disque Gulag Orkestar qui l'a fait connaître en 2006, à l'âge de vingt ans. Son dernier album, The Flying Club Cup, où il s'inspire des artistes Françoise Hardy, Charles Aznavour et Jacques Brel, est interprété sur scène par un groupe de huit musiciens.
Sources :
- L'encyclopédie libre Wikipédia
- Le site officiel du WOMAD
- Le site du WOMAD New Zealand 2008
- La page personnelle de Beirut
- Le site internet de Titi Robin
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lundi, 28 avril 2008
Pierre Furlan en résidence d'écriture à Wellington
Originaire du Sud-Ouest de la France, Pierre Furlan a passé son adolescence et ses années d'études en Californie, avant de s'installer à Paris. Auteur de trois romans de fiction publiés chez Actes Sud, Pierre Furlan est également connu pour ses nouvelles publiées dans diverses revues étrangères, et notamment son recueil de nouvelles, L'Atelier de Barbe Bleue, paru en 2002. En parallèle de ses activités d'écriture, il s'est spécialisé dans la traduction d'écrivains anglosaxons, comme Paul Auster, Russel Banks et Thomas Savage. Il a ainsi découvert la Nouvelle-Zélande en traduisant les oeuvres des auteurs kiwis Alan Duff, Elizabeth Knox et Geoff Cush.


Pierre Furlan apprécie la Nouvelle-Zélande, où il est retourné en 2006 pour une autre résidence d'écriture, au Robert Lord Cottage de Dunedin. En tant que conseiller littéraire du festival Les Belles Etrangères 2006, il a également coordonné le numéro de la revue Europe sur la littérature néo-zélandaise (novembre 2006).

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vendredi, 25 avril 2008
ANZAC Day
ANZAC est l'acronyme de The Australian and New Zealand Army Corps, ou Corps d'Armée australien et néo-zélandais. Les ANZAC furent constitués à l'occasion de la Première Guerre Mondiale, et combattirent principalement sur le front de l'ouest et au Moyen-Orient. Par la suite le terme d'ANZAC désignera plus généralement les troupes australiennes et néo-zélandaises en temps de guerre. Le jour de l'ANZAC commémore la mort des soldats tombés au champ d'honneur, et notamment le premier débarquement aux Dardanelles en 1915, dans la péninsule de Gallipoli, sur la plage connue par la suite sous le nom de crique de l'ANZAC.

Pourtant ce débarquement à Gallipoli fut un échec cuisant. Des milliers de soldats moururent pendant les neuf mois de la campagne, dont 2721 Néo-Zélandais, soit un quart de l'effectif présent (11 600 soldats). La cause ? Une mauvaise préparation de la campagne. Lors du premier débarquement du 25 avril, les forces anglaises se sont trompées de baie, et ont envoyé les troupes ANZAC au massacre. Par la suite les Alliés ne réussirent pas à prendre le dessus sur les Turcs indélogeables.
Mais ce jour revêt malgré tout une signification fondamentale pour les Néo-Zélandais d'hier et d'aujourd'hui : l'émergence de la conviction profonde que la Nouvelle-Zélande peut jouer un rôle en tant que nation, même au cours d'une intervention aux antipodes et sous le drapeau britannique. Après Gallipoli, les Néo-zélandais ont acquis une nouvelle confiance dans leur propre identité, et ils développèrent une amitié solide avec leurs voisins australiens. De plus, en récompense des services rendus, la Nouvelle-Zélande obtint de la Société des Nations, dont elle devint membre à part entière, un mandat pour l'administration du Samoa occidental.
Pour toutes ces raisons, le jour de l'ANZAC est particulièrement important en Nouvelle-Zélande ; c'est d'ailleurs un jour férié, et nombreux sont les kiwis à faire un pont de plusieurs jours. Des cérémonies sont organisées dans tout le pays. L'importance de l'ANZAC day est d'autant plus renforcée que Poppy Day est fêté le vendredi d'avant, alors qu'il est traditionnellement fêté une semaine avant le jour de l'Armistice dans les autres pays. A noter: il existe divers lieux de commémoration en Nouvelle-Zélande, comme ANZAC park à Nelson.

Il existe même un biscuit rebaptisé ANZAC en l'honneur des soldats. Avant la bataille des Dardanelles, ce biscuit était simplement appelé "soldiers's biscuit", car il était spécialement fabriqué pour les soldats et pour résister aux longs voyages de la Nouvelle-Zélande vers l'Europe. Toutefois la recette des biscuit d'aujourd'hui est très différente de l'originelle : flocons d'avoine, "golden syrup" et noix de coco. Le coco n'a été introduit dans la recette qu'en 1927. Les biscuits ANZAC font toujours partie de la ration du soldat australien. Dans les supermarchés, une partie du prix des biscuits ANZAC est reversée aux associations d'anciens combattants.
Il faut savoir que les troupes néo-zélandaises, loin d'êtres les plus fournies en effectif, furent pourtant en proportion les troupes plus touchées de tous les belligérants de la Première Guerre Mondiale. Sur 100 000 hommes envoyés sur le front, 16 697 ont été tués et 41 000 blessés, alors que le pays se trouve aux antipodes du conflit, et que sa participation a répondu à une obligation essentiellement morale.
Sources :
- Nouvelle-Zélande, Aotearoa le pays au long nuage blanc, de Michel Lextreyt, collection Au vent des îles, aux Editions-Tahiti.
- Wikipédia
- New Zealand history online (in english)
- ANZAC official website (in english)
Crédit photo : Wikipédia (common source)
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mercredi, 23 avril 2008
Le kiwi, emblème d'un pays

Le nom du kiwi provient du mot maori kivi-kivi. Son nom scientifique est aptéryx (de la famille des aptérygidés). Il existe cinq espèces différentes réparties dans tout le pays. La particularité du kiwi est d'être un oiseau nocturne préférant les zones forestières et de broussailles. Il est de taille moyenne, entre 25 et 45 cm de hauteur. Il ne possède que des ailes embryonnaires qui ne lui permettent pas de voler, et il est dépourvu de queue, ce qui lui donne une drôle de démarche chaloupée. Pour se déplacer et chasser la nuit, il possède un odorat extrêmement développé et des vibrisses à la base du bec et au-dessus des yeux.
Son long bec lui permet de fouiller le sol à la recherche de vers, d'insectes, de fruits, de petites écrevisses et d'amphibiens. Le kiwi vit jusqu'à trente à trente-cinq ans, et la femelle ne pond qu'un oeuf unique pouvant peser jusqu'à 20% de son propre poids. Le kiwi est en effet l'oiseau dont l'oeuf est le plus gros par-rapport au poids de l'adulte ; sur une échelle absolue de taille, l'oeuf du kiwi est le troisième oeuf le plus gros du règne animal, après celui de l'autruche et de l'émeu. Le temps d'incubation est nécessairement plus long que la normale, et le poussin naît complètement formé et apte à se débrouiller seul immédiatement. Le mâle se charge généralement de couver l'oeuf, puis les parents se désintéressent rapidement du petit lorsqu'il est né.
De récents tests ADN montreraient de manière surprenante que les kiwis seraient plus proches des autruches africaines et des émeus australiens que des moas qui vivaient autrefois en Nouvelle-Zélande.

L'espèce de kiwi la plus répandue est le North Island Brown Kiwi (le kiwi brun de l'île du Nord), avec 25 000 individus. La femelle pond deux oeufs, et l'éclosion a lieu 80 jours après la ponte. Comme son nom l'indique, le Brown Kiwi n'est présent que sur l'île du Nord.
Le kiwi austral, ou Southern Tokoeka, a pendant longtemps été confondu avec le Brown Kiwi. Il ne vit que dans quelques endroits protégés du Southland.
L'Okarito Brown Kiwi est une nouvelle espèce (depuis 2003), dont les 300 individus se partagent un petit territoire sur la côte ouest de l'île du sud. Malgré des tentatives réussies de préservation de l'espèce, celle-ci est toujours en danger critique de disparition.
Le Little Spotted Kiwi est la plus petite espèce, mesurant tout juste 25 centimètres de haut pour 1,3 kilogrammes. Sa petite taille fait de lui une proie facile pour les prédateurs, entraînant sa quasi-disparition. Il n'existe plus maintenant que sur les petites îles du pays où aucun mammifère extérieur n'a été importé.
Le Great Spotted Kiwi est la plus grande espèce, mesurant environ 45 centimètres. Le plumage des 20 000 individus est gris-brun avec des bandes plus claires, contrairement aux autres espèces qui ont un plumage uniformément brun. Le mâle et la femme couvent alternativement l'oeuf unique.
En guise de conclusion, voici une petite animation drôle et émouvante sur le rêve d'un kiwi.
Sources : - Wikipédia
- L'aquarium de Christchurch, où l'on peut observer des kiwis.
Crédit images : Wikipédia (common source).
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lundi, 21 avril 2008
Annie Saumont en résidence d'écriture au Randell Cottage

Annie Saumont, née à Cherbourg en 1927, a suivi des études d'anglais. Spécialiste de littérature anglo-saxonne, elle a traduit de très nombreux ouvrages, notamment des nouvelles, un genre dont les Anglais et les Américains sont très friands. En France, la nouvelle peine à acquérir ses lettres de noblesse ; elle est souvent jugée d'un intérêt moindre que le roman par les Académies et les cercles littéraires.
Pour Annie Saumont, le genre nouvelliste est défini par plusieurs critères : le texte est court avec une forte intensité dramatique, la chute est définitivement fermée et tous les évènements ne sont pas racontés. Dans une nouvelle, les ellipses sont nombreuses ; c'est au lecteur d'imaginer ou d'interpréter les passages manquants. A cause de ces critères, la nouvelle est un genre qui ne permet aucune erreur ni approximation. Chaque mot est travaillé et choisi avec soin. D'après Annie Massy, Annie Saumont "déclare y travailler beaucoup, écrire pratiquement tous les jours et raturer énormément avant d’être satisfaite des mots choisis dont la sonorité compte autant que le sens".
L'écrivain s'attache principalement à esquisser en quelques traits et sans sensiblerie la personnalité d'êtres fragiles au passé difficile. Son talent s'exprime dans sa capacité à se faire oublier derrière la voix du personnage : elle donne véritablement la parole à ceux qui n'ont pas toujours le droit de parler, justement, aux démunis. Annie Saumont excelle dans l'art d'évoquer, d'effleurer du bout de la plume les drames passés de ses personnages. Dans son monde, l'humain est au centre, quelles que soient ses erreurs passées.
Son style d'écriture peut en dérouter plus d'un : il y a de nombreux retours en arrière, des phrases laissées en suspens et d'autres très courtes. Les règles classiques de la syntaxe et de la ponctuation sont parfois abandonnées pour rendre le texte plus vif et réaliste, et le langage familier et argotique est régulièrement employé.
Annie Saumont a été récompensée par le Prix Goncourt (Quelquefois dans les cérémonies, 1981), le Prix de la Nouvelle de la Société des Gens de Lettres (Je ne suis pas un camion, 1989) et le Grand Prix de l’Académie française (pour l’ensemble de son oeuvre). Elle intervient souvent dans les classes pour aborder avec les élèves le genre méconnu de la nouvelle, et ses récits commencent à être intégrés aux manuels scolaires.
Sources :
- Ambafrance
- Les dossiers de WebLettres
- Frankreichforum
- Randell Cottage website (in english)
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vendredi, 18 avril 2008
Poppy Day

Pourquoi un coquelicot ? Dès le dix-neuvième siècle, l'on observa que les champs de bataille se couvraient de myriades de coquelicots sitôt les combats terminés. Le lieutenant colonel John McCrae, un médecin militaire canadien, établit le même rapport entre le coquelicot et les champs de batailles et écrivit un poème célèbre : "In Flanders Fields" ("Au Champ d'Honneur")(1) durant la Première Guerre. Selon la légende, les coquelicots poussaient blancs au-départ, puis viraient au rouge vif à cause du sol imprégné du sang des morts. Aujourd'hui on explique ce curieux phénomène de deux manières : pour certains, les mouvements des troupes et la violence des combats déterraient en grande quantité des graines de coquelicot normalement piégées sous terre, leur permettant d'éclore. Pour d'autres, les bombardements enrichirent les terrains crayeux en poussière de chaux, terreau favorable aux coquelicots.
Quoiqu'il en soit, le coquelicot devint rapidement le symbole des soldats morts sur le champ d'honneur. Madame Guérin parvint ainsi à convaincre la Légion Royale Britannique d'adhérer à son action ; depuis 1921, tous les pays du Commonwealth ont adopté la coutume.
Le Poppy Day est traditionnellement célébré quelques temps avant le jour de l'Armistice (11 novembre), mais en Nouvelle-Zélande il se déroule le vendredi précédant ANZAC day (25 avril). Ce décalage est dû à un hasard de l'histoire : en 1921, le bateau anglais censé livrer les coquelicots en Nouvelle-Zélande pour le mois de novembre arriva en retard, et les autorités furent contraintes de décaler le jour de la célébration. Depuis lors le Poppy Day en Nouvelle-Zélande célèbre plus particulièrement le sacrifice des soldats néo-zélandais lors de l'ANZAC day, et non le jour de l'Armistice comme le reste du Commonwealth.
Plus de 13 000 livres furent recueillies lors du premier Poppy Day en Nouvelle-Zélande : l'enthousiasme était national. 3695 livres furent versées à la ligue des enfants français, et le reste attribué aux vétérans néo-zélandais. A partir de 1931, la Nouvelle-Zélande se mit à produire ses propres coquelicots, fabriqués par des soldats devenus inaptes au combat. Le design du coquelicot fut modifié en 1978, mais l'enthousiasme d'une nation pour cet objet symbolique ne diminua pas. Aujourd'hui encore, les Néo-zélandais sont nombreux à acheter un coquelicot pour Poppy Day, et certains les déposent même au pied des mémorials européens lorsqu'ils s'y rendent en pélerinage.
Between the crosses, row on row
That mark our place ; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.
We are the Dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved and were loved, and now we lie
In Flanders fields.
Take up our quarrel with the foe :
To you from failing hands we throw
The torch ; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.
Traduction par Jean Pariseau :
Au champ d’honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix ; et dans l’espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.
Nous sommes morts,
Nous qui songions la veille encor’
À nos parents, à nos amis,
C’est nous qui reposons ici,
Au champ d’honneur.
À vous jeunes désabusés,
À vous de porter l’oriflamme
Et de garder au fond de l’âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d’honneur.
Cette chanson est désormais chantée pendant l'ANZAC Day, auquel nous consacrerons un article la semaine prochaine.
Sources :
- Sekoyamag
- Le site de la RSA (Nouvelle-Zélande)
- Le blog "La tête à l'envers" pour la vidéo
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mercredi, 16 avril 2008
La France dans la publicité néo-zélandaise
Les Néo-zélandais ont toujours eu une affection certaine pour les Français et pour la France, une affection qui remonte au siècle dernier. Les bataillons néo-zélandais ont en effet participé à la Seconde Guerre Mondiale aux côtés des Alliés, et ils sont nombreux à avoir péri sur le sol français. Ce sacrifice est aujourd'hui reconnu et honoré par les autorités françaises. Mais cette amitié prend aussi d'autres formes, comme des échanges économiques et culturels accrus. Elle s'exprime également dans la publicité néo-zélandaise, qui s'est emparée des clichés d'une France pittoresque et romantique pour mieux les détourner.
La publicité ci-dessous tourne depuis plusieurs semaines sur les écrans de télévision, et illustre à merveille la camaraderie qui unit les deux pays grâce à l'humour kiwi qui décape les clichés éculés.
08:05 Publié dans Focus historique, Show time (en images) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : seconde guerre mondiale, soldat, télévision, amour, publicité, nouvelle-zélande, france
lundi, 14 avril 2008
Les cours d'immersion de Lou Pie


La propriété se trouve à l'extérieur du village de St Sulpice d'Excideuil, dans le petit hameau appelé Le Pic. Dans la langue occitane, qui était autrefois parlée dans toute la région du Périgord et au-delà, le hameau était nommé Lou Pie, donnant ainsi son nom au domaine. Celui-ci se trouve non loin du parc naturel régional Périgord-Limousin, offrant un paysage verdoyant et protégé à portée de pas.


Ayant quitté la France pour l'Allemagne à l'âge de 19 ans, Monique connaît les difficultés que l'on éprouve à apprendre une langue étrangère et à maîtriser ses subtilités. C'est pourquoi elle est qualifiée pour guider son hôte dans la découverte de la région et des particularités de la langue française. Comme elle l'explique elle-même :
"Pendant cinq jours nous partageons les activités de la vie quotidienne: aller au marché, lire le journal, discuter avec un voisin, préparer nos repas, aller au cinéma. Nous profitons de la vie culturelle de la région: visiter des châteaux, des expositions d’oeuvres d’art, des ateliers d’artistes, assister à une pièce de théâtre ou un concert. Les gourmets vont avec moi découvrir un producteur de foie gras ou un viticulteur de Montbazillac. Et si vous aimez particulièrement la nature nous partons faire des randonnées à pied.
Il s'agit d'un exercice continu, 8 heures par jour, pendant lequel vous ne vous exprimez qu'en français. Vous améliorez votre compréhension et élargissez votre vocabulaire. Vous y gagnez de l'assurance. Et si nécessaire ou à votre demande nous approfondissons vos connaissances grammaticales.
Un séjour chez moi s’étend du dimanche en fin d’après-midi jusqu’au samedi matin suivant. L’hébergement se fait dans ma maison en pension complète. Les repas s’orientent sur la cuisine française simple et nous les préparons ensemble. Vous disposez d’une belle chambre confortable avec toilettes individuelles. Nous nous partageons la plus grande partie de la maison et le jardin. Je n’ai qu’une hôte à la fois."

L'on rencontre beaucoup de Néo-zélandaises et d'Australiennes parmi les hôtes de Monique. Selon Carol, de Nouvelle-Zélande, "An enjoyable week - an opportunity to practice my French while seeing how French people live and while enjoying some of the special attractions of the region." La propriété périgourdine de Monique est sans doute un excellent moyen de joindre l'utile à l'agréable en s'imprégnant de la culture française dans un cadre reposant et bucolique.
Les tarifs sont disponibles sur le site internet de Lou Pie.
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vendredi, 11 avril 2008
Domaine Georges Michel : French experience in Malborough
In 1997, Georges and Huguette visited New Zealand again and, having discovered the potential of the Marlborough region for producing high quality wines, found the piece of land they were looking for.
Domaine Georges Michel was born. It is situated in the 'Golden Mile'. This denotes the central route of the Rapaura area, a region renowned for the production of fine fruit and intense flavours.
New vines were planted and the winery revamped with the inclusion of new stainless tanks and French oak barrels. Then in 2000 a further 12 hectares were planted. With the aim of producing 200,000 bottles of fine wines from an annual crush of 200 tonnes of Chardonnay, Sauvignon Blanc and Pinot Noir.
Georges's daughter, Swan, joined the winemaking team in 2004. After her degree in Viticulture and Oenology in Lincoln University, she went to France for the 2004 vintage at Chateau le Grand Verdus ( Bordeaux) where she crafted the wines under the supervision of another world famous winemaker: Patrick Valette.
Since 2005, after the vintage at the New Zealand family winery, Swan has been part of the winemaking team at the famous Clos des Lambray in Morey St Denis ( Burgundy) . In 2006, Swan spent the vintage in Sancerre at Henri Bourgeois.

Hortensia House, named after the French word for hydrangea, is the private homestead and garden of Georges and Huguette Michel. It was Huguette's love of hydrangeas that inspired the title. She has reflected her love of these old favourites in the recently planted hydrangea hedge outlining the driveway, which brings welcome colour throughout the summer. The Monet-inspired garden is informal in design and is loosely themed on blue and yellow capturing an essence of serenity and reflecting the colours of the house. The desire to have flowers in the garden all year is reflected in the large variety of species to be found in the garden.

08:08 Publié dans Des entreprises et des hommes, KFM for our English-speaking friends | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : domaine georges michel, vin, nouvelle-zélande, france, malborough, cave
mercredi, 09 avril 2008
Les Bed and Breakfast tenus par des Français en Nouvelle-Zélande
- "La Petite Provence" est situé à deux heures de route d'Auckland, à Matakohe, au nord de la capitale. Ce bed and breakfast est tenu par le Français Guy Bucchi et par sa femme néo-zélandaise Linda, qui avaient déjà tenté l'expérience du gîte d'hôte dans le Sud de la France. Implanté dans un terrain de dix-sept hectares en pleine campagne, leur B&B est une invitation à la relaxation. Les clients peuvent également se rendre aux plages toutes proches, au port de Kaipara, au musée de Matakohe Kauri, ou encore participer à des croisières, à des journées de pêche organisées ou à des marches. Guy et Linda proposent deux chambres dotées d'un lit queen avec ensuite, et une chambre avec deux lits jumeaux et la salle de bain privée, pour la somme de 145 NZ$ (chambre double) ou 100 NZ$ (chambre simple). Le petit-déjeuner est inclus dans le prix.

- A Napier, dans la Hawke's Bay, Gérard Averous a acheté en 1991 l'un des seuls bâtiments construits dans les années 1860 ayant survécu au tremblement de terre de 1931. Idéalement situé près du centre-ville, sur Marine Parade (la route principale de Napier qui longe la mer), le B&B "Mon Logis" est décoré et meublé à la française, composant un agréable contraste avec l'architecture coloniale. Fin connaisseur de l'histoire de la ville et des vins locaux, le propriétaire propose des visites Art Déco de Napier ainsi que des tours des caves réputées de la région. Huit personnes peuvent être accueillies au maximum, dans trois chambres avec ensuite et une avec salle de bain privée, pour la somme de 220 NZ$ en pleine saison (160 NZ$ pour une chambre simple) et 120 NZ$ en hors saison (chambre double et simple). Le petit-déjeuner est inclus dans le prix.

- Le B&B Ariki à Wellington est tenu par Hervé de Salgues, artiste peintre marseillais spécialisé dans le travail de la peinture à l'huile au couteau. Il expose ses tableaux dans sa galerie installée au rez-de-chaussée, et accueille les clients dans les étages. Le bâtiment, situé dans le quartier réputé d'Island Bay non loin du centre-ville de Wellington, est reconnu comme patrimoine historique. Les chambres sont dotées de lit king-size ou de lits jumeaux, et la salle de bain est commune, pour un prix de 110 NZ$ (chambre double) ou 80 NZ$ (chambre simple). Le petit-déjeuner est inclus dans le prix. Le B&B est fermé en hors saison.

- Sylvie, l'épouse d'Hervé, s'occupe quand à elle du B&B Lodge Ariki à Nelson, sur l'île du Sud. De nombreux tableaux d'Hervé ornent les murs de cette maison à l'architecture octogonale ouvrant sur un patio, mais l'ambiance est différente. Le calme est assuré dans cette maison située à dix minutes de conduite du centre-ville, et entourée d'un grand jardin ornementé. Deux chambres luxueuses avec ensuite ouvertes sur le jardin (de 180 à 220 NZ$) et une chambre avec salle de bain privative (de 160 à 200 NZ$) accueillent les clients soucieux de se ressourcer dans une ambiance franco-néo-zélandaise. Le petit-déjeuner est inclus dans le prix.

10:15 Publié dans Des entreprises et des hommes, Voyager en Nouvelle-Zélande | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bed and breakfast, b&b, gîte, nouvelle-zélande, français, nelson, wellington




