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lundi, 05 mai 2008
Nicolas Kurtovitch, dernier lauréat du Randell Writers Cottage
Le Randell Writers Cottage, créé en 2001, accueille alternativement des écrivains français et néo-zélandais. Le but avoué de cette initiative co-financée par l'Ambassade de France est de proposer le pendant du prestigieux prix "Katherine Mansfield Fellowship". Ce prix a permis à de nombreux grands noms de la littérature néo-zélandaise de partir en résidence d'écriture à Menton, dans la villa même où Katherine Mansfield a vécu dans les années 1920. En tant que capitale, Wellington est l'épicentre de la culture néo-zélandaise, et reste malgré tout une ville calme, peu peuplée et proche de la nature. Le Randell Cottage, datant du dix-neuvième siècle, est situé dans le quartier historique de Thorndon, dans le centre-ville, en face du jardin botanique.
C'est un lieu idéal pour la création : Nicolas Kurtovitch a ainsi ramené dans ses valises à Nouméa un roman, une pièce de théâtre et des poèmes, qui devraient être publiés dans le courant de l'année 2008 en Nouvelle-Calédonie. Au cours de son séjour à Wellington, l'auteur a pu nouer des liens avec le monde littéraire néo-zélandais ; il a notamment fait la une de la revue poétique Kiwi Poetry NZ.
La famille maternelle de Nicolas Kurtovitch est installée en Nouvelle-Calédonie depuis 1843 : il s'agit de l'une des familles pionnières. Mais l'écrivain a également des origines yougoslaves par son père, qui a quitté Sarajevo en 1945. Né le 20 décembre 1955, Nicolas Kurtovitch a suivi sa scolarité en Nouvelle-Calédonie, avant de voyager quelques temps en Nouvelle-Zélande et en Australie. Puis il passa sa licence de géographie à Aix en Provence, et rentra ensuite au pays pour enseigner dans un collège de Lifou, l'une des îles de l'archipel calédonien. Aujourd'hui, il est le proviseur du lycée Do Kamo de Nouméa, un établissement protestant qui a oeuvré pour la promotion des jeunes mélanésiens.
Il publie son premier recueil de poèmes, Sloboda, en 1973. Il s'attaque plus tard à l'écriture théâtrale, avec notamment Le sentier Kaawenya, spectacle d'ouverture en 1998 de la première saison du Centre Culturel Tjibaou à Nouméa. Amateur de poèmes japonais, Nicolas Kurtovitch tend vers une écriture sobre et efficace qui met en valeur ses thématiques favorites : l'enracinement et l'exil.
Nicolas Kurtovitch est le président de l'Association des Ecrivains de Nouvelle-Calédonie, et sociétaire de la Société des gens de lettres. En 2005, il a créé avec Catherine Laurent le Centre géopoétique de la Nouvelle-Calédonie. Il est le lauréat 2003 du Salon International du Livre Insulaire de Ouessant pour son recueil de poésies Le piéton du Dharma.
Sources :
- Le site officiel de l'écrivain
- Le site lehman.cuny.edu
- Le quotidien Les Nouvelles Calédoniennes
- Le site de l'ambassade de France en Nouvelle-Zélande
08:05 Publié dans Le coin des artistes, Regards sur la Nouvelle-Calédonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas kurtovitch, nouvelle-calédonie, nouméa, yougoslavie, randell cottage, wellington, écrivain




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