vendredi, 25 avril 2008

ANZAC Day

La journée commémorative de l'ANZAC est célébrée en Nouvelle-Zélande le 25 avril, ainsi qu'en Australie, aux Samoa, aux îles Tonga, aux îles Cook et à Bouraïl en Nouvelle-Calédonie.

ANZAC est l'acronyme de The Australian and New Zealand Army Corps, ou Corps d'Armée australien et néo-zélandais. Les ANZAC furent constitués à l'occasion de la Première Guerre Mondiale, et combattirent principalement sur le front de l'ouest et au Moyen-Orient. Par la suite le terme d'ANZAC désignera plus généralement les troupes australiennes et néo-zélandaises en temps de guerre. Le jour de l'ANZAC commémore la mort des soldats tombés au champ d'honneur, et notamment le premier débarquement aux Dardanelles en 1915, dans la péninsule de Gallipoli, sur la plage connue par la suite sous le nom de crique de l'ANZAC.
 
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Pourtant ce débarquement à Gallipoli fut un échec cuisant. Des milliers de soldats moururent pendant les neuf mois de la campagne, dont 2721 Néo-Zélandais, soit un quart de l'effectif présent (11 600 soldats). La cause ? Une mauvaise préparation de la campagne. Lors du premier débarquement du 25 avril, les forces anglaises se sont trompées de baie, et ont envoyé les troupes ANZAC au massacre. Par la suite les Alliés ne réussirent pas à prendre le dessus sur les Turcs indélogeables.

Mais ce jour revêt malgré tout une signification fondamentale pour les Néo-Zélandais d'hier et d'aujourd'hui : l'émergence de la conviction profonde que la Nouvelle-Zélande peut jouer un rôle en tant que nation, même au cours d'une intervention aux antipodes et sous le drapeau britannique. Après Gallipoli, les Néo-zélandais ont acquis une nouvelle confiance dans leur propre identité, et ils développèrent une amitié solide avec leurs voisins australiens. De plus, en récompense des services rendus, la Nouvelle-Zélande obtint de la Société des Nations, dont elle devint membre à part entière, un mandat pour l'administration du Samoa occidental.

Pour toutes ces raisons, le jour de l'ANZAC est particulièrement important en Nouvelle-Zélande ; c'est d'ailleurs un jour férié, et nombreux sont les kiwis à faire un pont de plusieurs jours. Des cérémonies sont organisées dans tout le pays. L'importance de l'ANZAC day est d'autant plus renforcée que Poppy Day est fêté le vendredi d'avant, alors qu'il est traditionnellement fêté une semaine avant le jour de l'Armistice dans les autres pays. A noter: il existe divers lieux de commémoration en Nouvelle-Zélande, comme ANZAC park à Nelson.
 
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Célébrations dans les îles Rarotonga. 

Il existe même un biscuit rebaptisé ANZAC en l'honneur des soldats. Avant la bataille des Dardanelles, ce biscuit était simplement appelé "soldiers's biscuit", car il était spécialement fabriqué pour les soldats et pour résister aux longs voyages de la Nouvelle-Zélande vers l'Europe. Toutefois la recette des biscuit d'aujourd'hui est très différente de l'originelle : flocons d'avoine, "golden syrup" et noix de coco. Le coco n'a été introduit dans la recette qu'en 1927. Les biscuits ANZAC font toujours partie de la ration du soldat australien. Dans les supermarchés, une partie du prix des biscuits ANZAC est reversée aux associations d'anciens combattants.
 
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Il faut savoir que les troupes néo-zélandaises, loin d'êtres les plus fournies en effectif, furent pourtant en proportion les troupes plus touchées de tous les belligérants de la Première Guerre Mondiale. Sur 100 000 hommes envoyés sur le front, 16 697 ont été tués et 41 000 blessés, alors que le pays se trouve aux antipodes du conflit, et que sa participation a répondu à une obligation essentiellement morale.

Sources :
- Nouvelle-Zélande, Aotearoa le pays au long nuage blanc, de Michel Lextreyt, collection Au vent des îles, aux Editions-Tahiti.
- Wikipédia
- New Zealand history online (in english)
- ANZAC official website (in english)

Crédit photo : Wikipédia (common source)

vendredi, 18 avril 2008

Poppy Day

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 Aujourd'hui 18 avril, la Nouvelle-Zélande célèbre le Poppy Day : tout le monde porte un coquelicot en boutonnière pour honorer la mémoire des soldats vivants ou morts au champ d'honneur. La tradition du Poppy Day, ou Remembrance Day dans les autres pays du Commonwealth, remonte à la Grande Guerre. Le 7 novembre 1919, le roi de Grande Bretagne, George V, décrétait deux minutes de silence national en l’honneur des soldats tombés au combat. A la même époque, une Américaine, Moina Michael, se mit à porter un coquelicot en mémoire de ces millions de soldats. En 1920 cette coutume vint à la connaissance d'une française, Madame Guérin, en visite aux États-unis. À son retour en France, elle décida de se servir de coquelicots faits à la main par les veuves et les enfants de soldats pour recueillir des fonds pour les vétérans et les enfants sans ressources des régions dévastées du pays.
 
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Pourquoi un coquelicot ? Dès le dix-neuvième siècle, l'on observa que les champs de bataille se couvraient de myriades de coquelicots sitôt les combats terminés. Le lieutenant colonel John McCrae, un médecin militaire canadien, établit le même rapport entre le coquelicot et les champs de batailles et écrivit un poème célèbre : "In Flanders Fields" ("Au Champ d'Honneur")(1) durant la Première Guerre. Selon la légende, les coquelicots poussaient blancs au-départ, puis viraient au rouge vif à cause du sol imprégné du sang des morts. Aujourd'hui on explique ce curieux phénomène de deux manières : pour certains, les mouvements des troupes et la violence des combats déterraient en grande quantité des graines de coquelicot normalement piégées sous terre, leur permettant d'éclore. Pour d'autres, les bombardements enrichirent les terrains crayeux en poussière de chaux, terreau favorable aux coquelicots.

Quoiqu'il en soit, le coquelicot devint rapidement le symbole des soldats morts sur le champ d'honneur. Madame Guérin parvint ainsi à convaincre la Légion Royale Britannique d'adhérer à son action ; depuis 1921, tous les pays du Commonwealth ont adopté la coutume.

Le Poppy Day est traditionnellement célébré quelques temps avant le jour de l'Armistice (11 novembre), mais en Nouvelle-Zélande il se déroule le vendredi précédant ANZAC day (25 avril). Ce décalage est dû à un hasard de l'histoire : en 1921, le bateau anglais censé livrer les coquelicots en Nouvelle-Zélande pour le mois de novembre arriva en retard, et les autorités furent contraintes de décaler le jour de la célébration. Depuis lors le Poppy Day en Nouvelle-Zélande célèbre plus particulièrement le sacrifice des soldats néo-zélandais lors de l'ANZAC day, et non le jour de l'Armistice comme le reste du Commonwealth.

Plus de 13 000 livres furent recueillies lors du premier Poppy Day en Nouvelle-Zélande : l'enthousiasme était national. 3695 livres furent versées à la ligue des enfants français, et le reste attribué aux vétérans néo-zélandais. A partir de 1931, la Nouvelle-Zélande se mit à produire ses propres coquelicots, fabriqués par des soldats devenus inaptes au combat. Le design du coquelicot fut modifié en 1978, mais l'enthousiasme d'une nation pour cet objet symbolique ne diminua pas. Aujourd'hui encore, les Néo-zélandais sont nombreux à acheter un coquelicot pour Poppy Day, et certains les déposent même au pied des mémorials européens lorsqu'ils s'y rendent en pélerinage.

(1) In Flanders fields the poppies blow
Between the crosses, row on row
That mark our place ; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.

We are the Dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved and were loved, and now we lie
In Flanders fields.

Take up our quarrel with the foe :
To you from failing hands we throw
The torch ; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.


Traduction par Jean Pariseau :
Au champ d’honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix ; et dans l’espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.

Nous sommes morts,
Nous qui songions la veille encor’
À nos parents, à nos amis,
C’est nous qui reposons ici,
Au champ d’honneur.

À vous jeunes désabusés,
À vous de porter l’oriflamme
Et de garder au fond de l’âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d’honneur.

Cette chanson est désormais chantée pendant l'ANZAC Day, auquel nous consacrerons un article la semaine prochaine.  

Sources :
- Sekoyamag
- Le site de la RSA (Nouvelle-Zélande)

- Le blog "La tête à l'envers" pour la vidéo

mercredi, 16 avril 2008

La France dans la publicité néo-zélandaise

Les Néo-zélandais ont toujours eu une affection certaine pour les Français et pour la France, une affection qui remonte au siècle dernier. Les bataillons néo-zélandais ont en effet participé à la Seconde Guerre Mondiale aux côtés des Alliés, et ils sont nombreux à avoir péri sur le sol français. Ce sacrifice est aujourd'hui reconnu et honoré par les autorités françaises. Mais cette amitié prend aussi d'autres formes, comme des échanges économiques et culturels accrus. Elle s'exprime également dans la publicité néo-zélandaise, qui s'est emparée des clichés d'une France pittoresque et romantique pour mieux les détourner.

La publicité ci-dessous tourne depuis plusieurs semaines sur les écrans de télévision, et illustre à merveille la camaraderie qui unit les deux pays grâce à l'humour kiwi qui décape les clichés éculés. 

 

samedi, 01 mars 2008

Inauguration de la carrière Wellington à Arras

Aujourd'hui premier mars a lieu l'ouverture officielle d'une section du réseau souterrain creusé par les soldats néo-zélandais à Arras pendant la Première Guerre Mondiale. Le lieu a été nommé "carrière Wellington" en leur hommage.

De 1916 à 1918, les soldats néo-zélandais transformèrent cette carrière de craie en véritable ville souterraine, alors qu'ils n'avaient qu'une formation militaire de base. Grâce à eux, les soldats britanniques purent préparer une offensive massive : des souterrains conduisaient jusqu'aux lignes allemandes, permettant une percée le lundi de Pâques 1917 et la victoire des Alliés quelques temps plus tard. Cette ancienne carrière abrita environ 24 000 soldats tout au long de la guerre, et elle protégea les résidents d'Arras contre les bombardements ennemis pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Le public peut désormais découvrir ce passé historique commun à la Nouvelle-Zélande et de la France. La visite est prévue pour durer soixante-quinze minutes. Les visiteurs passent devant un grand mur recouvert des noms des soldats qui ont vécu dans les souterrains, puis ils descendent à vingt mètres au-dessous de la surface pour visiter une partie du réseau souterrain. Un guide se charge d'accompagner les visiteurs pour leur faire découvrir l'histoire du lieu. Un film sur la bataille de 1917 est ensuite projeté pour revivre l'évènement dans le pas des soldats.

Sources :
- L'Ambassade de France en Nouvelle-Zélande
- Le site de l'office de tourisme d'Arras



Today, the first of March, is the official opening of a section of the underground network dug by New Zealand soldiers in Arras during World War One. Arras is in the north of France, close to the Belgian border. This underground passage is called "Wellington quarry", in honor of the New Zealanders and because this place used to be a quarry of chalk.

From 1916 to 1918, New Zealand soldiers transformed this quarry into a real underground town. Thanks to them, English soldiers were able to prepare a massive attack: some underground passages led to the German lines, allowing a breakthrough on Easter Monday in 1917 and, some time later, the victory of the Allies. This former quarry also sheltered about 24 000 soldiers all during the war, and protected the inhabitants of Arras from German bombing during World War Two.

Now the public can discover this historic past shared by both New Zealand and France. It takes about seventy-five minutes to visit the section. The visitors go past a big wall covered with all the soldiers' names. Then the visitors go down twenty metres below the surface, where a guide explains the history of the place. As a reminder of the event, a film about the battle of 1917 is finally projected in the soldiers' footprint.

Sources :
- French Embassy in New Zealand
- Tourism office of Arras

mercredi, 06 février 2008

Waitangi Day

L'acte fondateur de la Nouvelle-Zélande contemporaine est le traité de Waitangi signé le 6 février 1840. Depuis 1970, le 6 février est officiellement un jour férié en Nouvelle-Zélande.
 
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Une vue d'artiste de la signature du Traité de Waitangi.

Le traité est le résultat de la conjonction de plusieurs évènements.
Dans la première partie du dix-neuvième siècle, la Nouvelle-Zélande était quelque peu délaissée par les autorités européennes, car l'intérêt des colons se portait plutôt vers l'Afrique et l'Asie. La colonisation du pays s'effectuait ainsi dans une anarchie certaine, entre règlements de compte raciaux et confiscation abusive des terres. De plus, la Nouvelle-Zélande dépendait juridiquement de la Nouvelle-Galles du Sud, en Australie : l'éloignement du centre judiciaire rendait inefficace toute action de la justice.
La Couronne Britannique décide alors d'envoyer en 1833 un représentant chargé du maintien de l'ordre, James Busby. Cependant, sans troupes pour les appuyer, ses tentatives de rétablissement de l'ordre et de ralliement des tribus maories s'essouflent et échouent. Premier pas vers la colonisation, l'action de James Busby se révèle malgré tout sans effet, et les colons s'organisent en milices pour se protéger des maoris qui contestent la confiscation de leurs terres.
Les autorités britanniques ne pouvant décemment laisser le pays plonger dans une ambiance far-west des plus chaotiques, une intervention plus importante est décidée.

En parallèle, l'Angleterre industrielle surpeuplée est en quête de nouvelles terres pour déverser son trop-plein de population. La Nouvelle-Zélande, contrée riche en matières premières et propice aux cultures agricoles, s'impose aux gouvernements comme une destination idéale. Certains spéculateurs, à l'instar d'Edward Gibbon Wakefield qui fonde la New Zealand Company, se lancent également dans de grandes opérations d'achat de terres néo-zélandaises pour ensuite les revendre aux financiers européens. Les Eglises anglicane et presbytérienne s'intéressent aussi de près à cette terre des antipodes et veulent en faire une théocratie. La Couronne n'a d'autre choix que de réglementer la colonisation, sous peine de voir la Nouvelle-Zélande lui échapper au profit des spéculateurs et des religieux.

De surcroît, la rivalité entre la France et l'Angleterre prend une nouvelle dimension avec la Nouvelle-Zélande. Les Français ont déjà posé le pied à plusieurs reprises en Aotearoa (nom de la Nouvelle-Zélande en maori), et les Anglais ne veulent pas risquer de perdre cette colonie potentielle. Il leur faut officialiser la colonisation en premier.

La Couronne envoie alors le capitaine William Hobson, nommé Lieutenant-Gouverneur de la Nouvelle-Zélande sous l'autorité de la Nouvelle-Galles du Sud. Il touche terre une semaine après que les premiers "colons Wakefield" se soient installés près de la future Wellington. Aidé de Busby, Hobson convainc certains chefs maoris de signer un traité dans le but de réglementer les relations entre les Maoris et les Pakeha (les non-Maoris). L'application du Traité devient effective quelques mois plus tard, permettant aux Anglais de planter leur drapeau sur Akaroa vingt-quatre heures avant les Français. Puis en novembre de la même année, la Nouvelle-Zélande est officiellement déclarée colonie à part entière.

Le Traité est court, composé de trois articles seulement.
- L'article premier reconnaît la souveraineté de la Reine d'Angleterre sur la Nouvelle-Zélande.
- L'article deux garantit aux chefs signataires le maintien de leurs prérogatives et de leurs possessions immobilières, et il précise que les Maoris ne peuvent vendre qu'à la Couronne (de manière à interdire la spéculation anarchique).
- L'article trois garantit l'égalité entre Maoris et sujets de la Couronne Britannique.

Le Traité de Waitangi fait partie du mythe fondateur de la nation néo-zélandaise, mais aujourd'hui encore le débat est intense et les critiques nombreuses.
- Le Traité n'a été signé que par certains chefs Maoris, et il est possible que beaucoup d'entre eux n'aient pas réellement compris de quoi il s'agissait. En outre, environ cinq cents chefs ont refusé de le signer.
- La traduction en Maori est sujette à de nombreuses ambiguïtés quant aux notions de gouvernement, d'autorité et de possession. Par exemple, la notion de propriété des Maoris est complètement différente de celle des européens : les chefs Maoris se voyaient comme des kaitiaki, des gardiens de la terre, et dans la pratique seul l'usage de la terre et non la terre elle-même était vendable, pour un temps et dans un but donnés. Cette conception est évidemment en opposition avec l'acception anglo-saxonne du concept de propriété.
- Le Traité de Waitangi ne fut jamais ratifié par la Couronne d'Angleterre.

Malgré une légalité artificiellement construite et parfois douteuse, le Traité eut néanmoins des conséquences positives. Dans un premier temps les Maoris cessèrent de subir des opérations d'achats de leurs terres à des prix dérisoires par des colons peu scrupuleux. Grâce à l'intermédiaire de la Couronne et à la législation, les transactions entre Maoris et Pakeha devinrent fructueuses pour les deux parties.
Mais peu à peu les Maoris rechignèrent à continuer la vente de leurs terres, tandis que de plus en plus de colons souhaitaient venir s'installer en Nouvelle-Zélande. Ce déséquilibre de l'offre et de la demande motiva certains fonctionnaires à s'impliquer dans des transactions douteuses, ce qui provoqua des mouvements de révolte réprimés dans le sang et par la confiscation de nouvelles terres. L'escalade de la violence déboucha sur les guerres maories, qui refroidirent les relations entre Maoris et Pakeha pour de nombreuses années. Nous en parlerons plus précisément dans un prochain article.

Aujourd'hui pourtant, le Traité est un argument de défense pour le peuple Maori, qui s'appuient sur ses articles pour revendiquer la restitution de terres et de biens confisqués. Ce mouvement assez récent de revendications maories s'est traduit par l'établissement du Tribunal de Waitangi le 10 octobre 1975, qui traite tous les cas de violation du Traité depuis 1840. The Treaty of Waitangi Act de 1975, acte fondateur du Tribunal, a également donné au Traité de Waitangi un statut officiel au sein de la législation kiwi. Son interprétation n'en reste pas moins sujette à débat : pour certains, il consacre l'union de deux peuples en un seul, tandis que pour d'autres, il n'est que le symbole d'un partenariat entre la Couronne Britannique et les Maoris.
 
Cette dualité d'interprétation sous-tend aujourd'hui encore toute la vie politique néo-zélandaise.


Sources :
- Nouvelle-Zélande, dans la collection Terres d'Océanie aux éditions Au vent des îles.
- L'article sur le Traité de Waitangi sur Wikipédia.
 
Image : Wikipédia