vendredi, 02 mai 2008
Regards sur la Nouvelle-Calédonie (New Caledonia in brief)

La Nouvelle-Calédonie était à l'honneur en Nouvelle-Zélande en 2007, avec des expositions explorant les liens entre le passé et le présent du Territoire. Du 25 août 2007 au 28 janvier 2008 se tenait l'exposition War in Paradise au Museum of Wellington City and Sea. Les curieux ont pu y découvrir des photographies retraçant la présence des soldats néo-zélandais sur le sol calédonien pendant la seconde guerre mondiale et leurs traces encore présentes dans la ville de Bourail. C'est pour cette raison que Bourail célèbre traditionnellement le jour de l'ANZAC (article KFM du 25 avril) en même temps que ses voisins anglosaxons.
Autre exposition, KANAKart, ancestral body, au Pataka Museum of Arts and Cultures de Porirua du 26 août 2007 au 2 décembre 2007, qui s'est consacrée à l'art patrimonial et contemporain kanak, en collaboration avec le Centre Culturel Tjibaou et le Musée de Nouvelle-Calédonie.

La Nouvelle-Calédonie est située en Mélanésie. Le français est la langue officielle du Territoire, mais plus de 28 langues vernaculaires sont usuellement parlées. Au niveau juridique, c'est une collectivité dite "sui generis", c'est à dire "de son propre genre", rattachée à la France et non pas une Collectivité d'Outre Mer. Les Accords de Nouméa de 1998 sont à l'origine de ce statut particulier, et impliquent le transfert d'un certain nombre de compétences de la France vers la Nouvelle-Calédonie. Un référendum local portant sur son indépendance ou son maintien dans la République Française est prévu en 2014. La monnaie n'est pas l'euro mais le franc CFP.
Géographiquement, la Nouvelle-Calédonie est la plus proche voisine de la Nouvelle-Zélande : nombreux sont les Calédoniens qui visitent la Terre au long nuage blanc.

Dans un premier temps la colonisation fut principalement pénale, mais l'échec de cette initiative poussa Napoléon III à lancer la colonisation civile. Après la guerre, le Territoire connut une croissance économique rapide grâce à l'exploitation de l'or vert : c'est le "boom du nickel", dont la Nouvelle-Calédonie était alors le troisième producteur mondial. Les tensions entre partisans et opposants de l'indépendance atteignirent leur paroxysme dans les années 1980, dégénérant en insurrections quasi-généralisées et aboutissant en 1988 à la prise d'otages d'Ouvéa. Cet épisode conduisit les deux camps à signer les Accords de Matignon en 1988, prélude à l'Accord de Nouméa dix ans plus tard.

For an English presentation of New Caledonia, please visit the official New Zealand website about New Caledonia Season. You can also look at some pictures of the different events.
Sources :
- Le site officiel de l'Ambassade de France en Nouvelle-Zélande
- New Caledonia Season (in english)
- La page Wikipédia sur la Nouvelle-Calédonie
Crédit photo :
- Wikipédia
- E-voyageur
08:05 Publié dans KFM for our English-speaking friends, Regards sur la Nouvelle-Calédonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouvelle-calédonie, nouvelle-zélande, histoire, géographie, nouméa, guerre, soldat
vendredi, 25 avril 2008
ANZAC Day
ANZAC est l'acronyme de The Australian and New Zealand Army Corps, ou Corps d'Armée australien et néo-zélandais. Les ANZAC furent constitués à l'occasion de la Première Guerre Mondiale, et combattirent principalement sur le front de l'ouest et au Moyen-Orient. Par la suite le terme d'ANZAC désignera plus généralement les troupes australiennes et néo-zélandaises en temps de guerre. Le jour de l'ANZAC commémore la mort des soldats tombés au champ d'honneur, et notamment le premier débarquement aux Dardanelles en 1915, dans la péninsule de Gallipoli, sur la plage connue par la suite sous le nom de crique de l'ANZAC.

Pourtant ce débarquement à Gallipoli fut un échec cuisant. Des milliers de soldats moururent pendant les neuf mois de la campagne, dont 2721 Néo-Zélandais, soit un quart de l'effectif présent (11 600 soldats). La cause ? Une mauvaise préparation de la campagne. Lors du premier débarquement du 25 avril, les forces anglaises se sont trompées de baie, et ont envoyé les troupes ANZAC au massacre. Par la suite les Alliés ne réussirent pas à prendre le dessus sur les Turcs indélogeables.
Mais ce jour revêt malgré tout une signification fondamentale pour les Néo-Zélandais d'hier et d'aujourd'hui : l'émergence de la conviction profonde que la Nouvelle-Zélande peut jouer un rôle en tant que nation, même au cours d'une intervention aux antipodes et sous le drapeau britannique. Après Gallipoli, les Néo-zélandais ont acquis une nouvelle confiance dans leur propre identité, et ils développèrent une amitié solide avec leurs voisins australiens. De plus, en récompense des services rendus, la Nouvelle-Zélande obtint de la Société des Nations, dont elle devint membre à part entière, un mandat pour l'administration du Samoa occidental.
Pour toutes ces raisons, le jour de l'ANZAC est particulièrement important en Nouvelle-Zélande ; c'est d'ailleurs un jour férié, et nombreux sont les kiwis à faire un pont de plusieurs jours. Des cérémonies sont organisées dans tout le pays. L'importance de l'ANZAC day est d'autant plus renforcée que Poppy Day est fêté le vendredi d'avant, alors qu'il est traditionnellement fêté une semaine avant le jour de l'Armistice dans les autres pays. A noter: il existe divers lieux de commémoration en Nouvelle-Zélande, comme ANZAC park à Nelson.

Il existe même un biscuit rebaptisé ANZAC en l'honneur des soldats. Avant la bataille des Dardanelles, ce biscuit était simplement appelé "soldiers's biscuit", car il était spécialement fabriqué pour les soldats et pour résister aux longs voyages de la Nouvelle-Zélande vers l'Europe. Toutefois la recette des biscuit d'aujourd'hui est très différente de l'originelle : flocons d'avoine, "golden syrup" et noix de coco. Le coco n'a été introduit dans la recette qu'en 1927. Les biscuits ANZAC font toujours partie de la ration du soldat australien. Dans les supermarchés, une partie du prix des biscuits ANZAC est reversée aux associations d'anciens combattants.
Il faut savoir que les troupes néo-zélandaises, loin d'êtres les plus fournies en effectif, furent pourtant en proportion les troupes plus touchées de tous les belligérants de la Première Guerre Mondiale. Sur 100 000 hommes envoyés sur le front, 16 697 ont été tués et 41 000 blessés, alors que le pays se trouve aux antipodes du conflit, et que sa participation a répondu à une obligation essentiellement morale.
Sources :
- Nouvelle-Zélande, Aotearoa le pays au long nuage blanc, de Michel Lextreyt, collection Au vent des îles, aux Editions-Tahiti.
- Wikipédia
- New Zealand history online (in english)
- ANZAC official website (in english)
Crédit photo : Wikipédia (common source)
08:05 Publié dans Focus historique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anzac, guerre, première guerre mondiale, dardanelles, gallipoli, australie, nouvelle-zélande



