vendredi, 14 mars 2008

Kaikoura

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Selon la mythologie maorie, c'est à Kaikoura que Maui posa le pied pour garder son équilibre lorsqu'il pêcha l'île du Nord (Te Ika a Maui) ; la constellation du Scorpion dans le ciel serait en fait l'hameçon (sculpté dans la mâchoire de sa grand-mère) que Maui utilisa pour pêcher ce gros poisson. Les Maoris étaient très présents dans la région il y a 950 ans, où ils s'adonnaient à la chasse au moa. James Cook longea la côte mais n'y accosta pas. Il nomma l'endroit "Snowy Mountains", mais le nom usuel resta Kaikoura, qui signifie "repas d'écrevisses". La région fut le théâtre de nombreuses guerres intertribales, et la tribu locale fut finalement décimée par Te Rauparaha vers 1830. Il est possible de voir les restes de quelques pas (villages fortifiés maoris) autour de Kaikoura.

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Aujourd'hui, Kaikoura est une petite ville de 3900 habitants, nichée entre océan et montagne. La ville doit sa création en 1843 à l'industrie de la chasse à la baleine. Le premier chasseur à s'installer avec sa famille fut Robert Fyffe ; le petit cottage où il vivait, nommé Fyffe House, est aujourd'hui une attraction touristique pour tous ceux qui veulent découvrir le quotidien d'un chasseur de baleine. Le nombre de baleines diminuant rapidement après 1850, les colons se tournèrent vers l'agriculture. La chasse continua pourtant jusqu'en 1964, année où la dernière station fut fermée. Les animaux marins étant désormais protégés, le développement de la ville s'est orienté autour du tourisme. Kaikoura est le site le plus connu du pays pour l'observation des baleines, des dauphins - notamment l'espèce rarissime des dauphins d'Hector, des phoques, des albatros, ou encore des cachalots.
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La présence d'un si grand nombre d'animaux marins est due à la géologie de l'endroit. Quelques centaines de mètres après la côte, le lit de l'océan plonge rapidement jusqu'à former un canyon d'un kilomètre de profondeur. Quand les courants tropicaux chauds rencontrent les courants froids provenant de l'Antarctique, la perturbation engendrée ramène à la surface l'eau des profondeurs, qui est riche en nutriments et en plancton.

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Kaikoura est une petite ville touristique qui a su conserver son charme tout en offrant un accueil chaleureux aux milliers de visiteurs qui s'y pressent chaque année. L'offre hôtelière est large, depuis les backpackers à petits prix jusqu'aux B&B luxueux. On prend plaisir à se promener dans la rue centrale, animée en journée comme le soir, et qui est prolongée par The Esplanade, une route menant à la colonie de phoques et à quelques marches agréables et faciles d'accès. La promenade sur le plateau rocheux découvert à marée basse mérite également le détour, sans oublier la plage de galets où il fait bon déambuler au coucher du soleil.

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Sources :
- Le Petit Fûté
- Wikipédia (en anglais)
- Un article très intéressant sur l'évolution de la ville d'une industrie baleinière à une industrie touristique (en anglais) : Where mountains meet the sea
- L'expérience personnelle de l'auteur.

Site annexe : le site de l'office de tourisme de Kaikoura

Crédit photo : l'auteur.

La carte provient de Wikipédia. 

vendredi, 01 février 2008

Nelson, sun and vineyards

Nelson, situé à la pointe nord de l'île du Sud, au bord de la Golden Bay, est la ville la plus ensoleillée de Nouvelle-Zélande avec une moyenne de plus de deux mille quatre cents heures de soleil par an. Destination appréciée des touristes kiwis et étrangers, qui plébiscitent ses nombreuses plages et ses vignobles réputés, la « Sunny city » est également un centre culturel qui rassemble un grand nombre d'artistes et d'artisans.

Malgré une apparence de petite ville (le grand Nelson rassemble près de soixante mille habitants), Nelson est une ville vivante et dynamique. A la nuit tombée, Bridge Street et Hardy Street, avec leur enfilade de pubs, sont le point de rendez-vous des fêtards de tous poils. Il y en a pour tous les goûts : des pubs irlandais jazzy comme le Main Fiddler, des bars plus lounge comme le Shark, ou encore des quasi-discothèques à l'image du Shooters . La célèbre Nelson School of Music propose également une programmation musicale de qualité, allant du classique au jazz.

Sous les rayons éclatants du soleil, la ville se pare de multiples enseignes dédiées aux plaisirs de la consommation : boutiques de vêtements, de souvenirs, librairies, supermarchés... La ville est économiquement très dynamique, et attire de plus en plus de néo-zélandais voulant conjuguer douceur du climat et affaires. Cette effervescence se retrouve tous les samedis matin au Nelson Market, qui regroupe des petits producteurs de toute la région et des artisans originaux.

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Le marché de Nelson, tous les samedis matin.
 

L'agriculture est un secteur moteur de la ville, notamment les cultures biologiques, distribuées dans certaines coopératives de Nelson. Enfin, Nelson est le premier port de pêche du pays, et l'un des premiers docks d'exportation.

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Du côté des plaisanciers... 

 

Nelson possède le quatrième aéroport national en terme de trafic. Seconde porte de l'île du Sud après Picton, où le ferry de Wellington accoste, Nelson est un passage obligé pour quiconque souhaite découvrir pleinement la Golden Bay. Dans les alentours de Nelson, près d'un millier de marches différentes attendent l'amateur de randonnées, qui n'a que l'embarras du choix : le Parc National Abel Tasman n'est par exemple qu'à une heure de route, tandis que la réserve du Centre of New Zealand conduit à un magnifique panorama sur toute la ville.

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Promenade le long de la côte au coeur du parc Abel Tasman... 

 

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La pénombre arborée du Centre of New Zealand. 

 

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Pour les amateurs de curiosités culturelles, nombreux sont les petits artisans qui exposent leurs créations dans de petites échoppes disséminées en ville. Toutes les matières sont travaillées : la céramique, le bois, le verre... Le musée du WOW (World of Wearable Arts) mérite également la visite : c'est un véritable hommage à la créativité et à la fantaisie kiwi.

 

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Sources :

- Le Petit Fûté (pour les détails techniques) ;

- L'expérience personnelle de l'auteur.